Florian Lacassie : On savait que c’était pour nous tout simplement

C’est historique pour le club d’Ajaccio, après avoir remporté une première fois la coupe de France face à Rennes la saison dernière, les Corses ont récidivé et cette fois-ci les victimes étaient les Nantais. Une finale dominée par Florian Lacassie et ses équipiers qui n’ont eu aucune pitié envers les Ligériens. Nous pouvons qualifier leur saison comme exceptionnelle puisque les joueurs d’Ajaccio ont su, cette saison, naviguer sur les trois tableaux. Avec deux titres et quatre finales à son actif, Florian Lacassie est devenu un membre important dans l’histoire du club Corse. Entretien.

 

« J‘ai apporté ma pierre à l’édifice. »

-L-S-E-P-I : Bonjour Florian ! Comment vas-tu ? Peux-tu te présenter pour mes lecteurs s’il te plaît ?

F.L : Bonjour, ça va très bien merci, je suis Florian Lacassie, réceptionneur/attaquant du GFCA VolleyBall. C’est ma cinquième saison à Ajaccio.

Vous venez de remporter pour la coupe de France pour la deuxième fois de suite, on peut dire que cette compétition vous réussit plutôt bien, qu’en penses-tu ? 

J’avoue qu’à vingt-six ans, je me sens plutôt chanceux d’avoir déjà deux coupes et quatre finales. C’est une très grande fierté car remporter un titre dans le championnat français, c’est loin d’être une mince affaire. La concurrence est très forte et le niveau général du championnat est super homogène, tout le monde peut battre tout le monde. Alors le ressenti est d’autant plus fort.

Vous écrivez une grande ligne du club, comment réagis-tu lorsqu’on te dit que tu fais parti de l’histoire de cette équipe ?

C’est magnifique comme sensation mais c’est surtout l’équipe de cette année qui écrit l’histoire, autant que celle de l’année dernière. Je peux juste dire que j’en faisais parti et comme les autres j’ai apporté ma pierre à l’édifice. Mais c’est sûr qu’il y a cinq ans, je n’aurai jamais imaginé en être là aujourd’hui avec Ajaccio.

Florian Lacassie 3

« La fin de saison n’est que du bonus. »

Les objectifs sont donc remplis ?

Oui et largement, maintenant la fin de saison n’est que du bonus. Même quand tu annonces au début de saison que ton objectif est un titre, tu sais très bien que il y a sept ou huit clubs qui peuvent prétendre à en remporter un et pour qui c’est aussi un objectif donc là c’est très largement répondre aux attentes du club. Quand tu ajoutes à ça qu’on a été la dernière équipe en course sur les trois tableaux, c’est complètement dingue.

Si tu devais comparer les deux finales, l’une à Paris et l’autre à Clermont, laquelle a été la plus euphorique selon toi ?

C’est sans hésitation celle de Paris. Déjà à cause du scénario, trois sets à deux, et surtout parce que c’était le premier titre et il a toujours une saveur spéciale. Celui de cette année, on savait comment aborder le match et comment gérer une grosse pression.

La salle n’était pas pleine mais vous avez pu compter sur vos supporters qui ont fait le déplacement et cela a été très important pour vous ?

Ce n’était pas plein car la salle était beaucoup plus grande que Coubertin à Paris mais nos supporters étaient aussi nombreux et chauds que l’année dernière. Quand on est en dehors, on ne se rend pas bien compte, mais un gros public, ça aide énormément et ça permet de se transcender complètement dans un match. Ce titre est aussi le leur et on leur doit beaucoup.

Florian Lacassie 1

« On savait que c’était pour nous tout simplement.« 

Comment appréhendais-tu le match ?

Beaucoup plus sereinement que l’année passée grâce à l’expérience du titre et surtout au fait que les bases de ce groupe ont cinq ans, donc on se connait par cœur et on pouvait lire sur les visages des joueurs durant la semaine qui a précédé la finale, la détermination sans faille, celle qui nous a portés le jour J. On savait que c’était pour nous tout simplement.

Qu’est-ce que le coach vous a dit avant le match ?

Contrairement à l’année dernière, c’était très court. Il n’avait pas besoin de parler de détermination, de peur ou de pression, c’était plus du style « Les gars vous savez comment le faire, vous avez cent fois le niveau pour gagner cette finale, nous n’avons qu’à mettre en place notre jeu ! »

Il est vrai qu’on n’attendait pas Nantes en finale, il fallait donc encore plus se méfier de cette équipe ?

Comme Rennes l’année dernière ou encore nous durant ces deux finales. Il n’y avait aucun gros cador du championnat encore une fois. Le fait qu’on se soit fait autant peur l’année dernière nous a beaucoup aidé à aborder humblement cette finale. Nantes est très costaud depuis quelques temps en championnat donc on savait qu’ils pouvaient largement nous embêter tout comme avait fait Rennes, pourtant en Ligue B, l’année passée.

Maintenant, il faut se concentrer sur le championnat ?

Oui et sur la coupe d’Europe ! Nous avons le deuxième match le plus important de notre saison avec ce quart de finale retour en coupe d’Europe. Toutes les victoires maintenant sont du bonus et du bonheur supplémentaire.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux pour la suite ?

Je n’ai jamais passé les demies-finales du championnat donc une finale cette année serait la bienvenue.

 

Kentin

Photos : Flo Pho Tos

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