Léa Marques : « Je pense que je dois encore beaucoup travailler pour être dans l’équipe mais comme tout le monde je travaille pour ça. »

Elle représente l’avenir de la gymnastique française. Après avoir vécu des moments difficiles avec la fermeture du pôle de Toulon et sa blessure, Léa Marques n’a jamais abandonné et est toujours déterminée à réaliser ses rêves. Désormais au pôle de Marseille, la jeune gymnaste a failli intégrer l’INSEP mais qu’importe le plus important est que la Sudiste se plaise au pôle de Marseille. Réalisatrice d’une bonne performance lors des Massilia il y a quelques semaines, Léa Marques a donc entamé 2019 avec la meilleure des manières. A un an et demi des Jeux Olympiques 2020, la gymnaste travaille intensivement afin de pouvoir réaliser son rêve de sportive. Malgré un emploi du temps chargé, Léa Marques a accepté de répondre à nos questions. Entretien.

 

« C’est juste une expérience extraordinaire et surtout un plaisir immense. »

-L-S-E-P-I : Bonjours Léa, comment vas-tu ? L’année 2019 débute, après un mois d’entraînement comment te sens-tu ?

L.M : Après un mois d’entraînement ça va j’ai bien repris et je me sens bien !

Tout d’abord, explique nous pourquoi avoir choisi la gymnastique et pas un autre sport ?

J’ai choisi la gym car j’ai vu les JO de 2004 à la télé et j’ai adoré (rires).

On peut dire que tu as littéralement brillé lors du Massilia en obtenant l’or au concours général et en équipe. Comment pourrais-tu décrire cette expérience ? Quels souvenirs en gardes-tu ?

Le Massilia est unique comme compétition aussi bien avec le plateau qu’avec l’ambiance. Le public est géniale. C’est juste une expérience extraordinaire et surtout un plaisir immense. Je ne peux qu’en garder des souvenirs géniaux puisque je fais une belle compétition et qu’au bout je réussis à gagner. C’était juste magique.

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Photo : Michaël Motz

« En arrivant à Marseille, j’avais même du mal à marcher mais avec le temps tout s’est bien passé et je refais de la poutre aujourd’hui. »

Dés ton plus jeune âge tu as intégré le pôle de Toulon. En août 2016, le pôle a fermé ses portes. Comment as-tu vécu ce moment ? Cela n’a pas été trop difficile ? Gardes-tu encore des contacts avec les gymnastes et entraîneurs de cette ancienne structure ?

J’étais préparée, ça faisait déjà quelques temps qu’on savait que ça fermerait. Le plus difficile ç’a été la séparation avec les filles et devoir partir pour un autre pôle. Bien sûr que je suis toujours en contact avec elles ! Elles ont été ma deuxième famille pendant longtemps et on est toutes amies.

Pourquoi avoir choisi le pôle de Marseille ? Quelles ont été les raisons ?

Je voulais d’abord partir à l’INSEP mais on m’a finalement dit d’aller à Marseille ! Aujourd’hui j’en suis ravie.

Tu es une pure sudiste, le caractère est fort, le mental est fait d’acier. On sait tous qu’en gymnastique rien n’est réussi du premier coup, comment gères-tu tes émotions lorsqu’au bout de plusieurs tentatives tu n’y arrives pas ?

Je sais que si je veux réussir quelque chose je dois travailler. C’est vrai que je peux m’énerver mais je suis plutôt de genre à refaire et à me taire (rires).

La gymnastique est un sport où le mental doit dominer la peur. Suite à ta blessure, est-ce que l’inverse ne s’est pas produit ?

Bien sûr que l’inverse s’est produit. Je mourrais de peur de remonter sur une poutre ! En arrivant à Marseille, j’avais même du mal à marcher mais avec le temps tout s’est bien passé et je refais de la poutre aujourd’hui.

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Photo : Michael Motz

« Je pense que je dois encore beaucoup travailler pour être dans l’équipe mais comme tout le monde je travaille pour ça. »

Les JO de Tokyo approchent à grand pas. Cela serait un rêve pour toi de participer à la plus grande compétition au monde ? Penses-tu pouvoir faire partie de cette équipe ?

C’est un rêve et un objectif les JO. C’est la plus belle compétition du monde je pense que tout le monde rêve d’y participer un jour. Je pense que je dois encore beaucoup travailler pour être dans l’équipe mais comme tout le monde je travaille pour ça.

Quelles sont tes objectifs cette année et sur le long terme ?

Pour cette année, c’est faire une bonne fin de saison et un bon championnat de France.

Que pourrions nous te souhaiter de mieux pour l’année 2019 ?

De la réussite.

(Question fan) Comment gardes-tu la motivation ?

La motivation est toujours là quand on fait quelque chose qu’on aime.

(Question fan) Quel sentiment as-tu lorsque tu représentes la France en compétition ?

Le sentiment de représenter la France est indescriptible. C’est à la fois énormément de plaisir mais aussi de stress car on a les couleurs de notre pays sur le dos !
Mais c’est surtout génial parce que ce n’est pas donné à tout le monde.

 

Kentin & Sarah

Photo de couverture : Anh Viet Chau

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